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A

ADN :

ADN est l'abréviation d'acide désoxyribonucléique. Molécule géante formée de deux chaînes en double hélice. Constituant principal des chromosomes qui se trouvent dans le noyau de la cellule ; l'ADN est le support du code génétique.

ARN, ARN messager :

ARN est l'abréviation d'acide ribonucléique. L'ARN est une molécule formée d'une seule hélice, qui permet la synthèse des protéines dans les cellules. L'ARN peut avoir plusieurs fonctions. L'ARN messager en particulier, transmet l'information du code génétique, copiée sur l'ADN dans le noyau cellulaire, dans le cytoplasme de la cellule pour synthétiser les protéines.

Association :

Relation, généralement démontrée par des tests statistiques, entre une exposition et un effet sur la santé. Cela n'implique pas nécessairement un lien de cause à effet.

B

Biais :

Erreur systématique dans le déroulement d'une étude épidémiologique qui en fausse les résultats.

Biais de confusion ou facteur confondant :

Il existe un facteur de confusion lorsque l'association observée entre l'exposition et la maladie est influencée par d'autres variables que celle étudiée. Dans le cas d'études concernant le rôle des champs électriques et magnétiques sur l'apparition de cancers, le facteur confondant pourrait être l'exposition à des produits chimiques ou le tabagisme par exemple.

C

Calcium messager :

L'ion Ca++ joue le rôle d'un messager entre l'univers extérieur de la cellule et celle-ci. Il pénètre dans la cellule à travers des canaux et se lie à des protéines pour intervenir dans l'activité métabolique de la cellule.

Cancérogène :

Tout élément qui peut provoquer ou favoriser le développement d'un cancer.

Cancérogenèse :

Ensemble des mécanismes et des étapes du développement d'un cancer.

Caprolactame :

Il s'agit d'une substance obtenue par réaction chimique qui se présente sous
la forme de cristaux ou flocons blancs. Le caprolactame sert notamment de
matière première dans la production de fibres et plastiques en Nylon 6
utilisé dans les textiles, les tapis et les fils industriels (carcasses de
pneus, cordes, filets) ainsi que comme plastique industriel, par exemple
dans les industries électriques et électroniques ou dans l'automobile. Ses
propriétés confèrent au Nylon 6 son élasticité et sa résistance.

Champ d'induction magnétique (B) :

On parle volontiers dans la littérature de champ magnétique en lieu et place de l'expression adéquate " champ d'induction magnétique ". Les charges électriques au repos engendrent un champ électrique. Les charges en mouvement (c'est-à-dire le courant électrique) créent le champ magnétique.

Champ électrique (E) :

Le champ électrique est un champ (ensemble de valeurs que prend une grandeur physique en tous les points d'un espace déterminé) vectoriel (c'est-à-dire ayant une valeur et une direction), tout comme le champ. Sa direction dépend de l'ensemble des charges électriques en présence. On obtient la valeur et la direction du champ électrique en un point de l'espace en y plaçant, de manière virtuelle, une charge électrique unitaire positive : le champ électrique en ce point est la force (exprimée en Newtons) agissant sur cette charge virtuelle. (F=qE avec q = 1 Coulomb)

Toute charge électrique " q " (unité : Coulomb) crée un champ électrique " E " dans l'espace qui l'entoure. L'intensité du champ électrique s'exprime en volt par mètre (V/m).

Le champ électrique est perpendiculaire à une surface équipotentielle, par exemple le sol (supposé parfaitement conducteur). Au sein d'un objet conducteur (une cage métallique par exemple), le champ électrique est nul s'il n'y a pas de sources internes à l'objet. Par exemple le corps humain étant relativement bon conducteur, le champ électrique interne est quasi nul (de l'ordre du mV/m) même si on le plonge dans un champ externe intense (plusieurs kV/m), soit 6 ordres de grandeurs de différence. Un courant électrique passant dans un conducteur non parfait crée également un champ électrique orienté dans le sens du courant.

Une explication didactique est proposée dans la rubrique "Notions de base - Electricité "

Champ magnétique (H)

Le champ magnétique H (exprimé en Ampère/mètre) et le champ d'induction
magnétique B sont reliés, dans un matériau donné, par la relation dite
"constitutive" :

B = µ * H

µ est la perméabilité magnétique du matériau (en Henry/mètre).

Cela signifie que la valeur de l'induction magnétique dépend du milieu dans
lequel il est produit. Dans l'air, le vide, les gaz, le cuivre, la terre, et
d'autres matériaux... µ est égale à 4 π *10 -7 H/m.

Champ magnétique statique :

L'expression "champ magnétique statique" est une autre appellation pour désigner "un champ magnétique continu".

Chromosome :

Élément du noyau de la cellule. Les chromosomes, composés de gènes, sont le support de l'hérédité.

Circadiens (rythmes) :

Rythmes dont la période avoisine les 24 heures, la durée de la journée..

Compatibilité électromagnétique :

Selon la directive européenne 89/336/EEC du 3 mai 1989
compatibilité électromagnétique : aptitude d'un dispositif, d'un appareil ou d'un système à fonctionner dans son environnement électromagnétique de façon satisfaisante et sans produire lui-même des perturbations électromagnétiques intolérables pour tout ce qui se trouve dans cet environnement

Conductivité :

La conductivité d'un matériau indique le degré de facilité avec lequel le courant traverse ce matériau. La conductivité est l'inverse de la résistivité (cette dernière s'exprime en .m)

Courant :

Le courant électrique est un phénomène physique provoqué par le déplacement d'une charge (ion ou électron). Dans le cas d'un conducteur métallique, ce sont principalement les électrons qui participent au courant. L'intensité du courant est la quantité de charge qui passe dans un conducteur par unité de temps. L'intensité du courant se mesure en Ampère (A).

Courant alternatif :

C'est un courant dont la valeur se modifie de manière permanente selon une allure qui prend tantôt un signe positif, tantôt négatif. Le courant fournit par le réseau électrique est un courant alternatif d'allure sinusoïdale dont la période est de 20 millisecondes et donc la fréquence 50 Hz (en Europe). La période est définie comme le temps s'écoulant entre deux passages identiques de la valeur du courant.

Courant continu :

C'est un courant dont la valeur est constante. Par exemple le courant débité par une batterie dans une charge.

Courant de contact (Ic) :

Le courant de contact est un courant parcourant le corps humain entre deux points de contact (généralement une main et un pied ou entre les deux mains / les deux pieds) avec des objets conducteurs portés à des potentiels différents (une machine et le sol, un robinet et le sol, un radiateur et le sol, etc...) alors que cette différence de potentiel n'est pas évidente a priori puisqu' aucun des objets n'est relié à une source de tension.

Le courant de contact est un courant qui s'écoule pendant toute la durée du contact, ce n'est donc pas un phénomène transitoire, ni impulsionnel. Ce courant est à la fréquence du réseau (50 Hz en Europe).

Pour des raisons de sécurité liées aux risques d'électrocution, les installations électriques résidentielles sont protégées contre les courants de contact quand ils dépassent 30 mA (salle de bain), voire 300 mA. Cette mesure vise à protéger des risques de fibrillation ventriculaire.

Cependant, l'intensité des courants de contact est généralement faible en cas d'installation électrique bien conçue et en bon état. Ajoutons également que le port de chaussure isole en partie du sol et limite de ce fait les courants de contact.

Très souvent, les courants de contact ne sont même pas perçus (le seuil de perception d'un être humain est d'environ 0,2 à 0,4 mA ; source : ICNIRP, 2001 ( http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/ND%202143/$File/Visu.html ). Un dépassement du seuil de perception ne provoquera donc pas directement le déclenchement de la protection locale. Toutefois, en cas de problème d'une machine à laver par exemple, le différentiel fonctionnera si le courant dépasse les 30 mA afin d'éviter tout danger direct pour la santé.

Il est illusoire de penser protéger son installation à des niveaux inférieurs à 30 mA car les déclenchements intempestifs seraient trop nombreux.

Remarques :

-Le courant de contact est une autre source de courant pouvant parcourir le corps humain, différente de celle liée aux champs électromagnétiques ambiants (appelé courant induit ).

-Le courant de contact n'a rien à voir avec le contact avec des parties "actives" (contact avec des parties sous tension) ni avec des décharges électrostatiques (ESD).

Courant de fuite :

Le courant de fuite est d'abord un courant... de fuite ! Cela signifie qu'on ne parle ni de courant de défaut (qui lui conduit à une surintensité qui fait déclencher la protection), ni de courant supérieur au seuil des protections différentielles (30 mA dans la salle de bain et 300 mA en général pour les installations conformes).

Donc, le courant de fuite ne peut exister en principe que parce qu'une liaison existe entre les parties actives d'un circuit et la "masse" d'un appareil (par exemple le bâti d'une machine à laver). Les "masses" sont alors mises sous tension en l'attente, pour parler d'une manière imagée, du client qui fera une liaison avec la terre.

Prenons le cas de la salle de bain : le courant de fuite est la différence entre le courant entrant et sortant pour le circuit électrique de la salle de bain. Les fréquences des courants de fuite sont donc les fréquences du courant de base. Ainsi, on peut considérer que le courant de fuite est essentiellement du 50Hz (en Europe), soit une période de 20ms. Il y a également des composantes harmoniques du 50Hz qui circulent (surtout 5,7, 11) mais avec des amplitudes plus faibles.

Vu que l'on impose un différentiel de 30 mA au niveau de la salle de bain, l'intensité des courants de fuite peut facilement atteindre à peu près ces niveaux. disons donc environ 10 mA pour une installation domestique saine.

Attention : cela ne veut pas dire que le courant de contact sera de 10 mA car le courant de contact dépendra de l'impédance du "client". Le courant de fuite passe vers la terre de l'installation directement par les masses et le circuit de terre de très faible impédance.

(voir le graphique montrant la différence d'un courant de fuite et d'une décharge électrostatique)

Courant induit dans le corps humain :

Le courant de fuite induit est un courant parcourant le corps humain sans qu'un corps conducteur ne soit touché.

Le corps humain est grosso modo une boule d'eau salée, assez bien conductrice de l'électricité. Si l'on plonge un tel corps dans un champ électromagnétique variable (par exemple de manière sinusoïdale avec une fréquence de 50 Hz comme le réseau d'énergie électrique), il va être parcouru par du courant à la même fréquence que celle du champ ambiant.

En champs basses fréquences (ELF) on considère séparément le champ électrique E et le champ d'induction magnétique B.

  • Un champ électrique E externe variable (ambiant) (exprimé en kV/m) va être fortement perturbé par la présence de ce corps conducteur, des charges superficielles vont apparaître sur la surface pour tenter d'annuler le champ électrique à l'intérieur du corps, sans toutefois y parvenir complètement vu que le corps n'est pas parfaitement conducteur (la conductivité électrique des parties internes du corps varie selon les tissus).

On considère que le champ électrique à l'intérieur du corps peut être atténué d'un facteur de 1 million, il reste donc dans le corps qq mV/m pour qq kV/m externe. Le courant induit dans le corps est relié à ce champ électrique interne par la loi  d'Ohm (qui relie densité de courant, champ électrique et conductivité des tissus).

  • Un champ d'induction magnétique B externe variable (exprimé en microteslas) n'est que très légèrement perturbé par la présence du corps conducteur. La réaction dans le corps conducteur se fait sous forme d'apparition de boucles de courant qui vont tenter d'annuler le champ externe appliqué. A nouveau ce courant induit est relié à un champ électrique interne par la loi d'Ohm.

Les courants induits par le champ électrique et le champ magnétique peuvent se superposer mais cela est relativement complexe vu que la direction de ces courants induits (parallèles aux champs électriques internes) n'est pas la même selon qu'ils sont induits par E ou par B et que donc il peut y avoir des effets de soustraction ou d'addition.

 

D

Décharges électrostatiques :

Les décharges électrostatiques, dues à un équilibrage de potentiel entre deux corps initialement portés à des tensions différentes, sont quasi instantanées (quelques milliardièmes de seconde) et n'apportent qu'un désagrément passager lié à une sensation de brûlure provenant du passage d'un courant intense mais bref. Ce type de courant n'est en aucun cas à l'origine de troubles réels en raison de sa courte durée. C'est typiquement la gêne observée lorsque l'on touche un objet métallique (poignée de porte ou de voiture) dans certaines circonstances.

(voir le graphique montrant la différence d'un courant de fuite et d'une décharge électrostatique)

Densité de courant :

La densité du courant est l'intensité du courant par unité de surface et se mesure en Ampère par mètre carré (A/m2).

Densité de flux magnétique :

La densité de flux magnétique est une autre appellation du " champ d'induction magnétique ".

Différence de potentiel : voir Intensité-Tension

Différence statistiquement significative :

Un test statistique permet de calculer la probabilité pour qu'une différence observée entre deux groupes soit due au hasard plutôt qu'à un facteur d'exposition comme les champs magnétiques. Conventionnellement, la différence est dite significative si cette probabilité (indiquée dans les publications par la lettre p) est inférieure à 5 %. Dans le cas contraire, il est impossible de conclure dans le sens d'un effet ou d'une absence d'effet. Plus p est petit, plus l'existence d'une relation entre le facteur et la maladie est vraisemblable. Une différence statistiquement significative n'implique pas nécessairement une relation de cause à effet.

Dose

Une dose est une quantité mesurée en unités spécifiques d'énergie reçue.

Dose - effet (relation) :

Relation qui existe lorsque le risque relatif ou le odds ratio augmente avec l'intensité ou la durée de l'exposition au facteur étudié.

E

EBF :

extrêmement basse fréquence.

ELF :

extremely low frequency (traduction anglaise de EBF).

Energie :

L'énergie est le produit d'une puissance par un temps. Elle s'exprime en kWh ou en Joules. Une homme fort est puissant. Il ne dépense de l'énergie que s'il effectue un effort pendant un certain temps. De même une centrale électrique ou une ampoule possèdent une certaine puissance, même à l'arrêt (centrale) ou éteinte (lampe). Elles "peuvent" fournir de l'énergie. Si la centrale alimente le réseau et débite donc un courant, elle va fournir une énergie au réseau. Si la lampe est allumée, elle va consommer de l'énergie. Votre facture d'électricité n'est en rien affectée par le nombre d'ampoules installées dans votre domicile (puissance installée) mais bien par le nombre d'heures pendant lesquelles certaines de ces ampoules seront allumées. Le produit de la puissance de l'ampoule (exprimée en Watts) par le nombre d'heures de fonctionnement (exprimé en heures) donne les W.h ou kWh consommés qui vous seront facturés.

Energie électrique :

est le produit de la puissance demandée par le temps durant lequel cette puissance est demandée. Elle s'exprime en kilowatts heure (kWh) au niveau domestique et en Terawatts heure (TWh) au niveau du pays. La consommation moyenne d'un ménage belge est 4000 à 6000 kWh. La Belgique a consommé environ 80 TWh en 2000.

Etude cas-témoin :

Étude épidémiologique qui compare un groupe de malades à un groupe de non-malades. On cherche à savoir si les deux groupes ont une exposition différente à certains facteurs tels que par exemple, les champs magnétiques.

Etude exposé - non exposé :

Etude épidémiologique qui compare un groupe exposé au facteur étudié et un groupe aussi semblable que le premier sauf précisément en ce concerne l'exposition au facteur. On compare la fréquence des maladies qui surviennent dans ces deux groupes.

Exposition :

L'exposition est le fait d'être soumis à un facteur. La mesure de l'exposition peut être réalisée de façon directe avec un appareil de mesure. Elle peut également être évaluée de façon indirecte par une méthode de calcul ou par une estimation ; dans le cas des champs magnétiques, deux méthodes de mesure indirecte ont été fréquemment utilisées. Il s'agit du " wiring code " ou code de câblage pour les études en population générale ; du nom de la profession pour les études en milieu professionnel.

Exposition professionnelle :

Exposition à un ou des facteurs de risque au cours de l'activité professionnelle.

Exposition résidentielle :

Exposition à un ou des facteurs de risque autour et dans le lieu de résidence.

 

F

Facteur causal :

Facteur jouant un rôle direct dans la survenue d'une maladie. Il peut être nécessaire et /ou suffisant pour la provoquer. Plusieurs critères permettent d'affirmer qu'un facteur de risque joue un rôle causal :

  • l'exposition au facteur précède l'effet,
  • la relation est retrouvée dans différentes études et le risque relatif est élevé,
  • il existe une relation dose - effet,
  • il existe une cohérence avec le savoir médical et biologique (études animales et cellulaires),
  • les biais importants ont été correctement contrôlés (en particulier le biais de confusion),
  • l'effet imputé à la cause présumée est spécifique.

Dans les études de causalité, la force de l'épidémiologie est de fournir des résultats concernant la santé de l'homme. Sa faiblesse est qu'il s'agit d'une science de l'observation et non d'expérimentation. C'est ce qui explique les multiples précautions à prendre avant de pouvoir conclure à la causalité.

Facteur de risque :

Un facteur de risque modifie la probabilité d'apparition d'une maladie. Il s'agit d'une notion purement statistique qui ne préjuge pas du rôle causal ou non que joue ce facteur. Il suffit donc que le risque relatif ou odds ratio soit significativement différent de 1. L'existence d'une relation statistique n'est pas suffisante pour conclure à l'existence d'une relation de cause à effet.

Fibrillation :

La fibrillation est une succession très rapide et irrégulière de stimuli, aboutissant à la disparition de toute contraction coordonnée et efficace des fibres cardiaques auriculaires (fibrillation auriculaire) ou ventriculaires (la fibrillation ventriculaire est l'équivalent d'un arrêt cardiaque).

Force électromotrice :

La force électromotrice d'un dispositif correspond au travail par unité de charge accompli pour faire circuler celle-ci dans un circuit fermé. C'est aussi la tension (Volts) induite ou imposée qui alimente un circuit.

Forme des ondes :

Sinusoïde : courbe oscillante représentative de la fonction sinus.

Onde pulsée : la courbe n'oscille pas de manière sinusoïdale mais présente des impulsions de courtes durées par exemple en dents de scie.

Fréquence :

Nombre de cycles identiques et réguliers d'un phénomène pendant une seconde. La fréquence s'exprime en Hertz (Hz). C'est l'inverse de la période qui s'exprime en secondes : 1 Hz = 1/s. Pour plus d'informations, consultez la rubrique "Notions de base - Electricité"

Fréquence industrielle :

En Europe, l'électricité est transportée et distribuée avec une fréquence de 50 cycles par seconde (50 Hz). En Amérique du Nord, le réseau de transport et de distribution de l'électricité fonctionne à 60 Hz. La fréquence de 50 Hz (ou de 60 Hz) est appelée " fréquence industrielle ".

 

G

Gène :

Segment d'ADN composant le chromosome et transmettant les caractéristiques héréditaires.

Glande pinéale ou épiphyse :

La glande pinéale ou épiphyse est une glande endocrine (sécrétions déversées dans le sang) située au milieu du cerveau. Elle intervient principalement dans la sécrétion nocturne de mélatonine.

 

H

Hormone :

Substance produite par une glande endocrine ; elle est transportée par le sang vers d'autres organes ou tissus où elle exerce son influence sur des processus biochimiques.

 

I

Incidence :

L'incidence est le nombre de nouveau cas d'une maladie survenant dans une population donnée au cours d'une période donnée. L'incidence mesure le risque d'une maladie.

Initiation du cancer :

Processus de transformation d'une première cellule saine en une cellule cancéreuse. L'agent initiateur cause un dommage permanent au matériel génétique de la cellule.

Intensité - Tension :

On peut comparer le courant à un fleuve. Le débit (quantité d'eau par unité de temps) serait l'intensité exprimée en Ampères (A). La pression serait la tension exprimée en Volts (V). Comme il peut exister une pression (différence de niveau par exemple) sans qu'il y ait forcément circulation d'eau, on peut détecter la tension électrique sans qu'il y ait forcément circulation d'électrons : ainsi la tension aux bornes d'une prise est présente que l'on ait allumé ou non une lampe électrique. Cette tension peut aussi être appelée différence de potentiel (Volts). En revanche, on ne détecte pas l'intensité tant qu'on n'a pas allumé un appareil.

Intervalle de confiance :

L'intervalle de confiance à 95 % d'une mesure comprend une limite supérieure et une limite inférieure à l'intérieur desquelles la probabilité pour que se situe la vraie valeur de la variable mesurée est de 95 %. La taille de l'intervalle de confiance, c'est-à-dire la précision d'une estimation, est liée à la taille de l'échantillon étudié. Plus la taille est grande, plus l'intervalle est petit et l'estimation précise.

In vitro (étude) :

Étude réalisée en laboratoire, à partir de prélèvements de cellules ou de tissus. Le terme " in vitro " fait référence à l'observation de phénomènes " sous verre " dans les tubes ou dans les coupelles de laboratoire.

In vivo (étude) :

Étude fondée sur l'observation de phénomènes se produisant sur l'organisme vivant dans son entier. Exemple : études réalisées sur des animaux en laboratoire.

Ionisation :

Processus au terme duquel un atome ou une molécule neutre devient porteur d'une charge électrique, positive ou négative. L'énergie d'ionisation est l'énergie nécessaire pour extraire un électron d'un atome, d'un ion ou d'une molécule.

 

L

Latence (période de) :

Temps qui s'écoule entre le moment de l'exposition à des facteurs pathogènes (biologiques, chimiques, traumatiques ou psychologiques) et l'apparition des premiers signes ou symptômes de la maladie.

Leucémie :

Maladie caractérisée par une prolifération anormale de globules blancs dans le sang et la moelle osseuse.

Loi d'Ohm :

La loi d'Ohm explique la relation qui existe entre une différence de potentiel et le courant qu'elle produit.

Pour comprendre la relation, prenons l'exemple de l'eau jaillissant d'un nettoyeur haute pression. La section du tuyau est très petite. Lorsque l'appareil est éteint, le débit d'eau est plus faible à la sortie du tuyau que directement au robinet. Cet affaiblissement provient de la résistance qu'offre le tuyau à l'écoulement d'eau.

Lorsque l'appareil est en fonctionnement, il augmente la pression à l'entrée du tuyau de section réduite, et augmente ainsi le débit d'eau à travers celui-ci.

En électricité, la tension V joue le rôle de la pression et le courant i est l'équivalent du débit. De la même manière qu'un tuyau offre une certaine résistance à l'écoulement, toute matière offre une certaine résistance R au déplacement des particules chargées qui la composent et ces trois grandeurs sont unies par la loi d'OHM :

V = R x i

... de sorte que, comme dans l'exemple ci-dessus, toute augmentation de résistance provoque à pression constante une diminution du courant et toute augmentation de tension provoque une augmentation de courant.

 

Lymphocyte :

Variété de globules blancs (leucocytes), responsables de l'immunité cellulaire.

 

M

Mélatonine :

Hormone sécrétée par la glande pinéale ou épiphyse participant à la régulation de l'équilibre veille-sommeil.

Membrane cellulaire :

" Enveloppe " de la cellule. Elle est constituée d'une double couche de lipides, de protéine et de cholestérol. Elle est l'intermédiaire entre le milieu extérieur et la cellule. Toute substance entrant ou sortant de la cellule doit traverser la membrane.

 

N

Neuroendocrinien :

Qui concerne les hormones sécrétées sous l'influence du système nerveux central.

Neuro - hormone :

Hormone sécrétée par le système nerveux central. La glande pinéale faisant partie de ce système, la mélatonine est une neuro - hormone.

 

O

Odds ratio :

C'est la mesure de l'association entre un facteur et une maladie qui résulte d'une étude cas - témoins. Si le facteur est un facteur de risque, la valeur de l'odds ratio (OR) sera significativement supérieure à 1.

Ornithine décarboxylase (ODC) :

Enzyme participant au processus de croissance cellulaire.

P

Perméabilité magnétique du matériau :

La perméabilité magnétique d'un matériau est la faculté que possède ce matériau à canaliser l'induction magnétique, c'est à dire à concentrer les lignes de flux magnétique et donc à augmenter la valeur de l'induction magnétique. Cette valeur de l'induction magnétique dépend ainsi du milieu dans lequel il est produit.

La canalisation du champ magnétique dans un matériau qui est également conducteur est d'autant plus réduite, suite aux courants induits, que la fréquence de variation des champs, la perméabilité et la conductivité sont élevées.

En fait, le champ magnétique H et le champ d'induction magnétique B sont reliés, dans un matériau donné, par la relation dite "constitutive" :

B = µ * H

où µ est la perméabilité magnétique du matériau (en Henry/mètre).

La perméabilité magnétique du matériau (µ) s'exprime par le produit de la
perméabilité du vide (µ0, exprimée en Henry/mètre) et de la perméabilité
relative (µr, sans dimension):

µ=µ0 * µr

- µ0 est une constante universelle, elle vaut 4 π *10 -7 H/m
- µr dépend du matériau.

Dans l'air, le vide, les gaz, le cuivre, l'aluminium, la terre, et d'autres matériaux... µr est égale à 1. Ces matériaux ne conduisent donc à aucune canalisation du champ magnétique.

Différents types de matériaux

On distingue les matériaux diamagnétiques (Argent, Cuivre, Eau, Or, Plomb, Zinc ...), paramagnétiques (Air, Aluminium, Magnésium, Platine ...) et ferromagnétiques (Cobalt, Fer, Mumetal, Nickel ...).

perméabilité magnétique

En général, les matériaux diamagnétiques et paramagnétiques présentent des valeurs de perméabilité proche de 1. La perméabilité absolue µ des matériaux diamagnétiques et paramagnétiques est donc pratiquement égale à celle du vide, càd 4 π *10 -7 H/m.

La perméabilité des matériaux ferromagnétiques n'est pas constante mais dépend du champ magnétique H. Pour de faible valeur de H, la valeur de µr peut être très élevée mais elle décroît avec la valeur de H et peut redevenir unitaire au delà d'un certain seuil en raison d'une saturation. Pour cette raison, nous indiquons des valeurs maximales de perméabilité relative dans le tableau ci-dessous.

Tableau - Perméabilité magnétique relative des matériaux ferromagnétiques à une température de 20°C

Matériaux ferromagnétiques

Perméabilité magnétique relative (µr)
(valeur maximale)

Cobalt=
Fer=
Mumetal=
Nickel=

250
10 000
100 000
600

Influence de la température

Pour les matériaux ferromagnétiques , il existe une température
caractéristique , dite température de Curie Tc, au-dessus de laquelle ils
perdent leur propriété ferromagnétique:

  • Cobalt : 1115°C
  • Fer : 770°C
  • Mumetal : 380 °C
  • Nickel : 358°C

Au delà de la température de Curie Tc, les matériaux ferromagnétiques redeviennent paramagnétiques.

Autres informations:

Origine des propriétés magnétiques des matériaux

Pour bien comprendre les différences de perméabilité relative, il faut
partir des caractéristiques des atomes composants les matériaux. Qu'ils
soient solides, liquides ou gazeux, les matériaux sont constitués de
molécules, elles-mêmes composées d'atomes.

Un atome comprend un noyau central entouré d'un nuage d'électrons. Les
électrons sont en mouvement autour du noyau.  De plus, on peut dire de
manière imagée, qu'ils tournent également sur eux-mêmes. C'est cette
rotation des électrons ou SPIN qui confère aux matériaux leurs propriétés
magnétiques.

Pour de plus amples informations sur le sujet, nous vous conseillons de suivre les liens suivants:

 

Préfixes des unités :

Pico p 10-12 (1 millième de milliardième)
Nano n 10-9 (un milliardième)
Micro µ 10-6 (un millionième)
Milli m 10-3 (un millième)
Kilo k 103 (mille fois)
Mega M 106 (un million de fois)
Giga G 109 (un milliard de fois)
Tera T 1012 (un million de million de fois)

Prévalence :

C'est le nombre total de cas d'une maladie existant à un moment donné dans une population donnée.

Promotion du cancer :

Processus de développement de tumeurs à partir des cellules cancéreuses.

Puissance :

Quantité d'énergie fournie ou consommée par unité de temps. L'unité de la puissance est le Watt (W). La puissance électrique est obtenue lorsque l'on multiplie l'intensité par la tension.

Puissance des centrales :

Les centrales permettent de disposer d'une puissance importante (exprimée en millions de Watts : MW). En Belgique, la puissance installée est d'environ 15600 MW (valeur 1999). Cette puissance n'est délivrée qu'à la demande des consommateurs. Une charge quart-horaire maximale d'une valeur de 13708 MW a été mesurée sur le réseau d'Elia le 20 décembre 2004. La charge minimale du réseau a été observée le 1er août 2004 à 7h du matin, avec une valeur de 6046 MW. Ces deux valeurs extrêmes montrent à quel point la consommation d'électricité en Belgique est sujette à des fluctuations.

La consommation annuelle d'un ménage moyen (4 personnes) est d'environ 6000 kWh soit en moyenne 0,685 kW de puissance demandée puisqu'une année correspond à 8760 heures. La valeur de pointe peut cependant se situer très temporairement entre 3 à 6 kW.

En 2004, la puissance totale injectée sur le réseau d'Elia s'élève à 86 587 GWh. Cela représente une augmentation de 1,03% par rapport à 2003. Cette augmentation est comparable à celle de l'année précédente. La puissance étant liée au produit " tension x courant ", on peut donc considérer que, en moyenne, les intensités de courant augmentent de manière similaire. Les niveaux de tensions du réseau d'énergie électrique sont fixés depuis de nombreuses années et sont pratiquement identiques dans tous les pays européens qui sont reliés entre eux.

Pulsée (onde) :

voir Formes des ondes

 

R

RGIE :

Règlement Général sur les Installations Electriques et certaines lignes de transport et de distribution d'énergie électrique. Ce règlement a été rendu obligatoire par l'arrêté royal du 10 mars 1981 (Moniteur belge, 23 avril 1981) et par l'arrêté royal du 2 septembre 1981 (Moniteur belge, 30 septembre 1981).

Voir le site du Service Public Fédéral - Economie, PME, Classes moyennes et Energie :
http://economie.fgov.be/Default.htm
(Onglet Energie - Electricité - Contrôle des installations électriques)

RGPT :

Règlement Général de la Protection des Travailleurs
Le RGPT est une subdivision de la réglementation sociale. En effet, il régit les relations entre employeurs et travailleurs. Les inspections sociales, médicales et/ou techniques du travail sont compétentes pour constater les infractions et ont donc droit d'accès dans toutes les entreprises et droit de regard sur tous les documents. Recueil de dispositions réglementaires, prises principalement en exécution de la loi sur la sécurité de 1952 et de la loi sur le bien-être de 1996, le RGPT a pris forme après la deuxième guerre mondiale par les Arrêtés du Régent des 11 février 1946 et 27 septembre 1947. Afin de respecter la réglementation européenne et parce qu'il devenait illisible, le RGPT est révisé depuis 1993 et intégré, au fur et à mesure, dans le Code sur le bien-être.

http://www.emploi.belgique.be/detailA_Z.aspx?id=1008

Risque :

C'est la probabilité d'apparition d'une maladie donnée au sein d'une population donnée pendant une période donnée.

Risque relatif (RR) :

C'est une mesure de l'association entre un facteur et une maladie dans le cas d'une étude exposé - non exposé. Si le facteur est un facteur de risque, le risque relatif (RR) sera significativement supérieur à 1.

 

S

Sinusoïdale (onde) :

voir Formes des ondes

 

T

Tension :

voir Intensité - Tension

Tératogène :

Production d'anomalies au cours du développement embryonnaire, et de malformations fotales.

Tissu :

Ensemble de cellules de même nature spécialisées dans une même fonction. Les tissus forment les organes.

Triphasé :

Trois fils sous tension ou conducteurs sont utilisés au lieu d'un seul, chacun fonctionnant à la même tension alternative, et le plus souvent transportant le même courant alternatif, mais les trois tensions sont décalées (écart temporel) d'un tiers de période l'une par rapport à l'autre. Ceci a pour effet que la somme des trois tensions (ou des courants) est nulle à chaque instant. Une transmission triphasée permet de transmettre avec trois conducteurs la même énergie qu'avec trois circuits identiques de deux fils chacun, soit une économie de 50 % de matière.


Les 3 ondes (A,B,C) représentent les tensions (et les courants) du réseau triphasé.
Source : CIGRE

 

V

Valeur efficace :

C'est une valeur représentative d'une grandeur oscillant dans le temps (par exemple un courant alternatif, une tension alternative, un champ électrique, magnétique, etc.). Comme ces valeurs oscillent en permanence, il faut bien donner une valeur qui représente quelque chose de concret. Les physiciens ont donc créé la valeur efficace qui est une image de l'équivalent en grandeur continue d'une grandeur non continue, équivalence en termes d'énergie. La valeur efficace d'une grandeur oscillant de manière sinusoïdale est équivalente à sa valeur de crête divisée par racine de 2 c'est-à-dire 1.41.

 

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Coordination scientifique par M.Crasson, PhD.
Mise à jour des contenus le 27/08/08 par M.Ledent